mercredi 15 octobre 2014

La partie de MONOPOLY.

          Quand j'étais enfant mon quartier était peuplé de petits humains. La norme générale pour l'époque était de 5 à 8 enfants par famille. Seulement dans mon bout de rue nous étions sûrement une cinquantaine de petits garnements faisant suer leurs parents.

Le king de la ruelle.

          Je me souviens d'un temps ou on jouait au jeu "MONOPOLY". On se retrouvait à 7, 8,.. 10... 12 !, dépendamment du moment, dans le sous-sol des frères Gaudreault. On s'installait au sol ou sur une petite table. Chacun mettait 10 sous dans une cagnotte promise au vainqueur du match! Le banquier désigné remettait une somme d'argent égale à chacun des joueurs et la partie commençait. Tout le monde partait sur le même pied. L'atmosphère était surexcitée, les rires, les blagues, les taquineries coulaient à flot et tout le monde y trouvait son compte.

          Après un moment, 1 ou 2 joueurs moins chanceux dans le tirage des dés, se retrouvaient rapidement éliminés. Ils continuaient à suivre la partie pendant un certain temps et finissaient par se désintéresser tranquillement pour disparaître; préférant trouver autre chose à faire pour s'occuper. (On ne restait pas longtemps sans rien faire ).

          Le groupe de participants fondait tranquillement au fil de la partie, ainsi que l'atmosphère joyeuse du début... Quand après une heure et demi deux heures il ne restait que deux joueurs possédant la totalité des avoirs et de l'argent, on commençait à les regarder de travers, rêvant que l'un de ces deux fendants dévore l'autre au plus vite!!!... Qu'on en finisse!!!.... Et qu'on puisse reprendre une autre partie où tout le monde pourra à nouveau participer.

          Participer... Parce qu'après tout le plaisir du jeu était de participer, faire partie du groupe, membre de cette petite société joyeuse où tous rêvaient de richesses, de pouvoir, de gloire!!!... Hahaha... Qu'il y ait un gagnant en bout de ligne était la finalité du jeu. Celui-ci ramassait le "Jack pot" et remettait ses richesses dans la boite, prête pour une autre partie.

          Chacun retournait chez lui, pas plus riche qu'à l'arrivée, sauf peut-être le gagnant qui pouvait s'offrir un chips et une liqueur à nos frais au resto du coin!...

          On dit que l'inventeur du Monopoly s'est inspiré de la réalité pour créer son jeu. On dit aussi que la réalité dépasse la fiction...



Terre promise.

          

samedi 24 mai 2014

En bout de ligne.

                     

                         Quand la ligne danse au bal de la couleur,
                                                                    La vie prends forme... :)    






Fleur bleue.

mardi 14 janvier 2014

Soir d'hiver...



 Soir d'hiver est sûrement le poème le plus connu de Émile Nelligan ( poète québécois. 1879-1941)...


Bougie du soir...



                                 Ah! Comme la neige a neigé !
                                 Ma vitre est un jardin de givre.
                                 Ah! Comme la neige a neigé !
                                 Qu'est-ce que le spasme de vivre
                                 À la douleur que j'ai, que j'ai.


                                 Tous les étangs gisent gelés,
                                 Mon âme est noire! Où vis-je? Où vais-je?
                                 Tous ces espoirs gisent gelés:
                                 Je suis la nouvelle Norvège
                                 D'où les blonds ciels s'en sont allés.


                                 Pleurez, oiseaux de février,
                                 Au sinistre frisson des choses,
                                 Pleurez, oiseaux de février,
                                 Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
                                 Aux branches du genévrier.


                                 Ah! Comme la neige a neigé !
                                 Ma vitre est un jardin de givre.
                                 Ah! Comme la neige a neigé!
                                 Qu'est-ce que le spasme de vivre
                                 À tout l'ennui que j'ai, que j'ai !...
                               


Songeresse...


Poème tiré du recueil: " Émile Nelligan et son oeuvre- Les pieds sur les chenets"

www.unjourunpoème.fr/auteurs/nelligan-emile



vendredi 20 décembre 2013

Le pont de la résilience...

Quand l'hiver s'installe sur la cité, ... Elle semble tomber en demie-dormance... La vie s'y passe au rythme de la saison... À l'extérieur la température chatouille un peu, les artères sont enneigées... La faune urbaine est décimée, les rues de la ville sont quasi-désertes... Nous vivons dans un royaume où la voiture est "REINE" !!.... Le citoyen préfère le confort de sa voiture à la marche, surtout dans ces conditions un peu plus ardues...

Au coeur de la cité,... La majestueuse rivière Saguenay prends des airs de glace... Deux ponts la chevauchent... Un pour le transport routier, l'autre, plus ancien, est consacré à la marche et aux vélos... Je traverse souvent le pont piétonnier, en toutes saisons. Ça donne un merveilleux coup d'oeil sur la ville... En été il est très utilisé, la populace appréciant la beauté du paysage. En hiver, par contre, c'est différent... Avec le froid et le vent, les adeptes sont beaucoup moins nombreux...

                                    La ville Saguenay abrite 150,000 âmes, dont près du tiers habite du côté nord de la rivière.  Le pont routier vois passer ± 50,000 véhicules par jour. Il permet le transport des gens et des marchandises... Le coeur de la ville s'anime de ce vas-et-viens...

Un soir dans la cité,... La fin de soirée est d'une froideur sidérale!!... Un explosion attire l'attention... Le dernier pilier du pont, côté nord, sur lequel il y a des travaux en cours, est enflammé!... L'équipement d'appoint installé pour chauffer le béton fraîchement coulé prends feu et cuira pendant 45 minutes la base de la structure à haute intensité... Résultat!!... Plus de pont!... La circulation est interrompue jusqu'à nouvel ordre!...

Bran le bas de combat dans la cité,... La situation urge!... Là où ils pouvaient traverser la rivière en quelques minutes, ± 50,000 véhicules sont soudain soumis à un détour de 42 kilomètres!... Les autorités responsables réagissent promptement, avec une rapidité et une efficacité étonnante!... Tout le monde travaille dans le même sens et les solutions temporaires s'organisent. Des navettes s'installent sur les deux rives et le transport en commun s'ajuste à la situation. Les bus n'auront jamais vus pareil achalandage leur sourire. Pendant plus de deux semaines des milliers de citoyens traverseront à pied le vieux pont quotidiennement... Pour la plupart d'entre eux il s'agira d'une première expérience du transport en commun et de sa convivialité...

                                                             Pourquoi raconter cette histoire?... Après les grandes catastrophes qui sont survenues en 2013, je pense entre autre aux tempêtes aux Philippines, les déraillements de trains en Europe, à Ottawa et plus près de nous à Lac Megantic... Cette aventure est plus de l'ordre d'un grand dérangement... Un peu irritant quand même!... Alors??....

Les gens de ma cité,... Ils sont d'une grande résilience... J'habite sur la rive sud de la ville. Ayant à me rendre du côté nord une fin de journée, je suis aller prendre le pont piétonnier. à cette heure à ce temps-ci de l'année je peut m'attendre à rencontrer deux ou trois personnes pendant la traversée... Le site est noir de monde, des agents dirigeant le trafic et des dizaines et des dizaines de personnes circulent dans les deux sens... Les gens sont pressés, le pas est rapide, mais l'ambiance est très agréable. Tout le monde est de bonne humeur et discute en marchant, se saluant même au passage... Une fois de l'autre côté en attendant l'autobus qui me mènera à destination, je regarde de la rive la rivière, le pont, le centre-ville. Tous ces gens qui s'adaptent à la situation sans se plaindre et avec philosophie. Ça ma séduit!.... Les gens d'ici sont vraiment conciliant!... Bravo... LÀ!LÀ.!!.....  :)

On aura beau dire, il fait bon vivre dans ces contrés paisibles...


Le pont.




mardi 24 septembre 2013

Au royaume des corneilles...

              Dans Le royaume des corneilles, l'oiseau s'amuse. Dans la cité, il nous regarde et discours à notre propos sans vergogne... À grands cris.!!...Ainsi va la vie.!... Selon les corneilles... Bien sûr.!... :).





Cornélia la gran'Y'eule.!...


dimanche 1 septembre 2013

La magie du croquis.



Ceux qui lisent mes billets depuis un moment déjà, connaîssent mon intérêt pour le croquis. Le moyen le plus simple et le plus rapide pour amener une idée dans la réalité et en créer l'image.

Quand j'y vais d'une création originale, sans modèle, je tente toujours de ne pas trop intellectualiser  le dessin au départ. Je fais confiance à ma main expérimentée, le crayon cour sans effort sur ma feuille, le geste est spontané et rapide.

Je commence en petits formats, de sorte que le dessin s'exécute en quelques secondes, tout au plus quelques minutes (1 ou 2). J'en fait généralement quelques uns sur ma feuille et je m'arrête pour les observer (analyser). J'étudie ce qui est bien ou non et reprends l'exercice. Au fil des croquis le sujet se précise, il peut arriver que celà m'amène totalement ailleur que prévu au début,.... Mais, c'est là toute la magie de la création...

Je peut en faire plusieurs avant d'arriver à ce que je recherche. Parfois deux ou trois suffiront, selon l'inspiration. Dans un moment de grâce le sujet peut apparaître au premier croquis.

Je vous propose quelques exemples pour voir ce que ça donne en image et jusqu'où ça peut mener...

Coq:





COQ EN CHEF
  Chaton:





Enfin... Mon petit déjeuné.



Dragon:




Mon précieux.


La fenêtre:

                  La page suivante est un bon exemple de mon prosessus créatif. Non seulement je n'avais pas de modèle au départ, mais je n'avais pas d'idée non plus. J'ai commencé à griffonner des arbres et l'idée de la bougie dans la fenêtre m'est venue. Pourquoi pas un angle oblique à mon cadrage de fenêtre?....







                  J'aime beaucoup l'effet du cadrage de la fenêtre et ça m'a inspiré d'aller un peu plus loin....





Énigmatique.



Songeresse...



  
En attente de
  Toutes mes créations originales, quelles soient simples ou complexes, quelque soit le médium, passent par ce processus créatif. Je n'ai pas l'angoisse de la page blanche. Il suffit d'une ligne évocatrice!.... Et la magie du croquis opère!....    :)

mercredi 10 juillet 2013

Le beau Gino...

Bien encastré dans un banc du parc... Favorisé par la lumière d'un soleil généreux...  Gino observe la faune urbaine, reluquant les filles au passage... Qui sait.??...  :)

Well set in a bench at the park... Blessed by the light of a generous sun.. Gino is looking at the urban fauna, sneaking girls by the side... Just in case.!!...  :)




Le beau Gino.